AFP Général International, lundi 2 juin 2003 Les filles de Saddam Hussein candidates à l'asile en Grande-Bretagne (presse) LONDRES (AFP) - Les filles de Saddam Hussein ont l'intention de demander l'asile en Grande-Bretagne, a affirmé un cousin de l'ex-dictateur irakien, selon l'édition de dimanche du quotidien en langue arabe al-Sharq al-Awsat. Izzi-Din Mohammed Hassan al-Majib, qui vit en exil à Londres, a indiqué au journal, qui a son siège dans la capitale britannique, qu'il préparait les dossiers de demande d'asile pour les deux filles de Saddam Hussein, Raghad, 35 ans, et Rana, 33 ans. La Grande Bretagne est le choix numéro un comme pays d'asile des deux soeurs, actuellement à Bagdad, a expliqué al-Majid. Mais si l'accès leur est refusé, elles tenteront de commencer une nouvelle vie en Egypte, au Qatar ou dans les Emirats, a-t-il ajouté. Selon al-Majib, les deux soeurs vivent avec leurs neuf enfants dans deux pièces d'une maison propriété de leur famille, où elles so! nt contraintes de laver leur linge et faire la cuisine, et souffrent toutes deux de troubles psychologiques sévères. Le cousin de l'ancien dictateur a déclaré que, pas plus que lui, elles n'avaient la moindre idée de l'endoit où se trouvent Saddam Hussein et ses deux fils Oudaï et Qousaï, qui figurent en tête de la liste des personnalités de l'ancien régime irakien recherchées par la coalition américano-britannique. Les maris des deux femmes avaient été assassinés sur ordre de Saddam Hussein en 1996 après avoir fait défection en Jordanie et être revenu à Bagdad sur la promesse qu'ils ne seraient pas punis, a encore déclaré al-Majid. "Selon la Convention de Genève, le Royaume Uni n'est pas tenu d'offrir l'asile à des criminels de guerre reconnus ou à ceux qui ont violé les droits de l'homme, mais je ne dis pas que cela s'applique dans ces deux cas", a souligné un porte-parole du ministère britannique de l'Intérieur. ag/mt/dm eaf.tmf Catégorie : Politique nationale et inter! nationale Sujet(s) - AFP Général : Irak; GB; asile Heure ! de publication : 00:12 GMT Taille : Court, 231 mots © 2003 AFP. Tous droits réservés. Doc. : 20030602AF0FRS17_153_021205
ericjeanloicbreton, 2003-06-02 14:17:57
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La Croix RELIGION, lundi 2 juin 2003, p. 21 COMMUNAUTES A Auschwitz, des juifs et des musulmans se rencontrent. INTERRELIGIEUX. Le P. Émile Shoufani a conduit dans l'ancien camp 450 personnes venues d'Israël, de France et de Belgique, juives, musulmanes ou chrétiennes. Auschwitz (Pologne), reportage de notre envoyé spécial. SENEZE Nicolas Sur un mur du musée d'Auschwitz, Shlomo Venezia parcourt du doigt la liste des convois venus de Grèce. « 11 avril 1944 - provenance Athènes », la ligne est précédée d'une liste de numéro. Et sur le bras de Shlomo Venezia, le numéro rappelle qu'il est un des survivants de ce convoi. Il est en effet le dernier survivant européen des Sonderkommando, les équipes chargées de vider les corps des chambres à gaz pour les incinérer. Il avait alors 19 ans. La semaine dernière, Shlomo Venezia donnait ce témoignage devant un groupe inédit à Auschwitz : 450 personnes venues d'Israël, de France et de Belgique. Des juifs, des musulmans, des chrétiens et des agnostiques, mélangeant kippa, hidjab, casquettes sous le soleil polonais. « J'ai été très ému d'entendre parler arabe à Auschwitz », témoigne le rabbin Daniel Fahri, fondateur du Mouvement juif libéral de France. L'initiative avait été lancée l'année dernière par le P. Émile Shoufani, prêtre grec-catholique à Nazareth, connu pour les rencontres régulières qu'il organise entre les jeunes Arabes de son école avec les élèves d'un lycée juif de Jérusalem. « Beaucoup d'Arabes sont dans une ignorance terrible par rapport à la Shoah. Or, si on ne voit pas les lieux, on ne peut pas se rendre compte », souligne le prêtre qui a lui-même découvert la Shoah lors d'une visite à Dachau, au cours de ses études au séminaire d'Issy-les-Moulineaux, dans les années 1960. « J'espère que cette initiative pourra expliquer certaines de nos réactions comme l'importance qu'ont pour nous l'armée et la défense », explique ainsi Liav, jeune étudiante à l'université de Tel-Aviv. Arabes et juifs ne se parlent pas. Chacun a peur. Le voyage est pour elle l'occasion de faire mieux connaissance avec des Arabes qui sont pourtant ses concitoyens. « Je rencontre peu d'Arabes car nous vivons séparés », témoigne-t-elle. Elle a aussi réalisé à quel point la Shoah, qui représente beaucoup moins pour les jeunes Israéliens que pour leurs aînés, affecte toujours la réalité israélienne. « C'est là le véritable problème : Arabes et juifs ne se parlent pas. Chacun a peur. Et cette peur, du côté israélien, vient de l'Holocauste », précise Hyam Tannous, arabe israélienne et inspectrice au ministère de l'éducation. Du côté juif comme du côté musulman, la mise en oeuvre d'une telle initiative n'allait pas de soi. « Il y a eu beaucoup de réticences à ce voyage car nous rentrons dans le lieu qui rassemble tout le peuple juif, explique le P. Shoufani. Certains craignaient une récupération ou redoutaient que les Arabes demandent une réciprocité. Côté arabe, au contraire, certains s'inquiétaient de la gratuité de notre geste et que nous ne demandions rien en retour, tandis que d'autres s'interrogeaient sur le point de savoir si c'était bien le moment d'aller à Auschwitz alors que le peuple palestinien souffre. » Malgré ces réticences, le projet a finalement vu le jour, permettant à de nombreux Arabes israéliens de toucher plus précisément du doigt le drame de la Shoah. « Je connaissais beaucoup de choses sur la Shoah, je l'ai beaucoup enseignée aux élèves, je suis allé à Yad-Vashem : mais cela n'est rien à côté de ce que j'ai vécu ici, raconte par exemple Suleyman. Cette visite m'a causé une telle souffrance que je ne sais pas quand elle me quittera. » « Ici, nous avons beaucoup appris sur la Shoah, ajoute Ahmad. Mais nous avons surtout ressenti la souffrance du peuple juif ». Côté juif aussi : « Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que représente pour les survivants la présence de musulmans à ce voyage », lance Ida Grinspan, rescapée d'Auschwitz, émue jusqu'aux larmes. « Pour moi, cette initiative venant de gens qui ont toutes les raisons du monde d'être en colère contre nous est un grand espoir », insiste Micha, venue de Jérusalem. Mais sur un sujet où l'appartenance communautaire est souvent déterminante, le P. Émile Shoufani situe encore ailleurs le succès de cette initiative. « La réussite est surtout que chacun a pu accepter de parler de lui-même sans référence à la politique ou l'actualité », explique-t-il. « Avec les jeunes musulmans, j'ai eu de bonnes discussions, mais sans que soit évoquée la question Israël et de la Palestine », assure ainsi Jonathan, éclaireur israélite de France qui passe de longs moments à bavarder avec un groupe de scouts musulmans venu de Toulouse. « J'ai déjà eu deux fois l'occasion de venir ici, mais je n'ai jamais voulu : je ne voulais pas venir dans un cadre exclusivement juif. » « Si nous n'étions venus qu'avec des musulmans, cela n'aurait eu aucun sens », lui répond en écho Khalifa, animatrice de jeunes scouts musulmans. Néanmoins, derrière l'émotion, se cache un travail de fond essentiel : un séminaire préparatoire de trois jours pour le groupe français et trois rencontres pour le groupe israélien. « L'objectif était de donner les bases historiques les plus sérieuses possibles : car il faut se méfier de l'émotion quand elle ne repose pas sur des bases solides », explique le docteur Richard Prasquier, président du Comité français pour Yad-Vashem. Quelle sera la suite de ce voyage ? « Personne ne peut la calculer », avance Tareq Oubrou, imam de la mosquée de Bordeaux et personnalité de l'UOIF qui estime cependant nécessaire un travail sur le sujet au sein de la communauté musulmane. « Il n'y a pas de projet concret, affirme de son côté le P. Shoufani. Nous ne cherchons pas de solution politique au conflit israélo-palestinien, mais nous voulons influer sur les politiques. » Pour Suleyman, Arabe de Galilée, il faut passer à une autre étape : « Pour arrêter la violence, il faudrait maintenant que ce soient ceux qui encouragent la violence qui viennent dans ce genre de groupes. » Nicolas SENÔZE Catégorie : Anecdotes/Société Sujet(s) uniforme(s) : Religion, philosophie et éthique Sujet(s) - La Croix : OECUMENISME; JUIF; MUSULMAN; CHRETIEN Lieu(x) géographique(s) - La Croix : POLOGNE; AUSCHWITZ; ISRAEL; FRANCE; BELGIQUE Nom(s) propres(s) : SHOUFANI Emile Type(s) d'article : REPORTAGE Taille : Long, 709 mots © 2003 la Croix. Tous droits réservés. Doc. : 20030602LC0030602LC_inx078
ericjeanloicbreton, 2003-06-02 14:04:10
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L'UE poursuit son action contre les contenus illicites et préjudiciables en ligne DN: IP/03/774 Date: 28/05/2003 TXT: FR EN DE PDF: FR EN DE DOC: FR EN DE IP/03/774 Bruxelles, le 28 mai 2003 L'UE poursuit son action contre les contenus illicites et préjudiciables en ligne Dans le cadre de l'action déterminée de l'Europe contre les contenus illicites et préjudiciables sur l'internet et les nouveaux moyens de diffusion tels les téléphones mobiles, le Parlement européen et le Conseil ont adopté la proposition de la Commission de prolonger de deux ans le plan d'action pour un internet plus sûr. Pour mieux armer et sensibiliser les parents et les enfants, et les doter des moyens dont ils ont besoin pour vivre au jour le jour dans une société de l'information, le Conseil de l'UE a accepté, en accord avec le Parlement européen, de proroger de deux ans le plan d'action pour un internet plus sûr. Telle est la réponse donnée par l'UE pour traiter de la question controversée du contenu illicite et préjudiciable sur l'internet. Le plan d'action soutient un réseau de lignes directes en Europe permettant aux utilisateurs de signaler tout contenu illicite, encourage l'autoréglementation, établit l'étalonnage comparatif des systèmes de filtrage et de classement, et soutient un réseau européen de centres de sensibilisation pour un internet plus sûr. Pour M. Erkki Liikanen, commissaire européen chargé du secteur des entreprises et la société de l'information, «il est important que tout le monde, y compris les parents, comprenne le phénomène internet, et notamment la manière dont leurs enfants peuvent l'utiliser. La prorogation de notre plan d'action pour l'internet, a-t-il ajouté, est un pas important dans cette direction». Le plan d'action prorogé pour un internet plus sûr prévoit des mesures visant à encourager les échanges d'informations et la coordination entre les acteurs concernés au niveau national, et prévoit des mesures spéciales pour les pays candidats à l'adhésion. Les acteurs dans le domaine de l'autoréglementation sont réunis dans un forum - le Forum pour un internet plus sûr - construit sur le modèle du Forum de l'UE sur la cybercriminalité. Le plan d'action prorogé s'applique à un grand nombre de types différents de contenus illicites, y compris les documents racistes, et tient compte des nouvelles technologies en ligne, dont le contenu mobile et à large bande, les jeux en ligne, le transfert de fichiers de poste à poste, et toutes les formes de communication en temps réel comme les salons de bavardage et les messages instantanés. Les réseaux de lignes directes et de nœuds de sensibilisation restent les instruments clés du programme, à côté de l'évaluation comparative des logiciels de filtrage. Les premiers appels de propositions dans le cadre du plan d'action pour un internet plus sûr (pour un montant de 13,3 millions d'euros) seront lancés en juillet 2003. Informations complémentaires http://europa.eu.int/iap http://www.saferinternet.org
ericjeanloicbreton, 2003-06-02 12:26:31
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