{SOCIETE PAR ERIC JL BRETON}

Publié le jeudi 29 mai 2003

Jeudi 29 mai 2003 * VINS

Les appellations d'origine cherchent à se protéger au niveau mondial LE MONDE | 28.05.03 | 13h26 Les défenseurs des AOC européennes, réunis mercredi 28 mai à Bordeaux, voudraient créer un registre des productions protégées opposable dans le monde entier. Mais de nombreux pays, dont les Etats-Unis, sont hostiles à ce projet, qui devrait être de nouveau discuté à l'OMC, en septembre. Les terroirs sont décidés à passer à l'offensive. Les appellations d'origine contrôlée (AOC) veulent se faire entendre avant les négociations des pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) prévues en septembre. Leur objectif est de défendre un système né dans le sud de l'Europe. Et, si possible, de l'étendre au monde entier, malgré l'hostilité des Etats-Unis, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, du Brésil, du Chili et de l'Argentine, qui ne jurent que par la protection des marques. Les AOC - ou les appellations d'origine protégée au niveau européen - constituent, selon ces pays, une entrave au commerce. Les Assises de l'origine, organisées à Bordeaux, mercredi 28 mai, dans le cadre du Salon de l'agriculture d'Aquitaine, doivent fournir une tribune aux partisans des AOC. Celles-ci sont l'expression d'"un lien intime entre une production et un terroir", qui implique des disciplines particulières que les producteurs se sont imposées à eux-mêmes. L'IGP (indication géographique protégée), plus récente, couvre des zones géographiques plus vastes. Sans être un passeport automatique pour la réussite, l'obtention d'une AOC ou d'une IGP signifie, pour les agriculteurs concernés, des prix plus élevés et une meilleure protection vis-à-vis des aléas du marché. Des groupes de producteurs, toujours plus nombreux, sont ainsi candidats dans tous les pays d'Europe, bien que l'instruction des dossiers dure plusieurs années. En France, 150 000 exploitants, dont 80 000 viticulteurs, produisent selon ces règles. Poulet jaune des Landes, pruneau d'Agen, piment d'Espelette, agneau de Pauillac, tomme des Pyrénées, sans oublier une centaine d'AOC viticoles : au total, 60 % de la production agricole, en Aquitaine, est concernée, ce qui place cette région au premier rang européen. A Bordeaux, pour la première fois, plusieurs délégations européennes seront présentes. Elles tâcheront d'oublier les sujets qui fâchent, notamment celui de la feta, terme récemment réservé à la Grèce, afin de mieux faire front, pour se protéger tout à la fois contre le champagne américain, le chablis canadien, le cognac ukrainien, le roquefort sud-américain ou néo-zélandais. Même les lentilles du Puy sont copiées, selon l'Institut national des appellations d'origine (INAO), qui veille au travers d'un réseau de 50 avocats. L'institut mène actuellement des actions contentieuses dans 75 pays, mais ce n'est pas simple. Depuis les accords de Marrakech, en 1994, la protection réciproque des appellations dans tous les pays membres de l'OMC est reconnue, mais il revient à chaque Etat, ou à l'Union européenne, de prouver l'éventuelle contrefaçon et de négocier, de façon bilatérale, un arrangement à l'amiable. Les défenseurs des AOC, soutenus par l'Union européenne, voudraient "renverser la charge de la preuve", en créant un registre mondial des appellations protégées, qui serait opposable dans tous les pays. Le principe de ce registre a été accepté en 2001, aux dernières négociations de l'OMC, à Doha, au Qatar. Mais reste à savoir ce qu'il contiendra et qui il concernera : les seuls vins et spiritueux, comme cela est prévu, ou tous les produits agroalimentaires ? Les produits les plus renommés ou la totalité des appellations ? "Le système peut être vidé de signification si chacun vient y coller son nom sans aucune obligation. Les pays opposés peuvent aussi décourager les autres d'y aller, voire tenter le blocage", explique Philippe Mauguin, directeur de l'INAO. A l'interprofession laitière, Anne Richard plaide pour un système exhaustif. "Dès qu'un produit devient économiquement intéressant, il est copié. Il faut protéger les noms avant qu'ils ne s'évadent", affirme- t-elle. Pour éviter de voir se reproduire l'histoire du camembert ou de la mozzarella, tellement copiés qu'il était devenu impossible de les rapatrier dans leur région d'origine, les appellations protégées se sont donc faites plus précises : "camembert de Normandie" ou " mozzarella di bufala". Les AOC veulent aussi convaincre, afin de se faire des alliés dans le tiers-monde. "Ces outils ne sont pas protectionnistes. Ils sont basés sur la concurrence, mais ils permettent à des petits producteurs de bénéficier de la même protection que des multinationales, et de développer les ressources alimentaires de chaque pays", argumente Michel Prugue, président de l'INAO. En revanche, explique Mme Richard, "protéger une marque est un investissement titanesque, qui n'est pas accessible à des groupes de paysans". Un jour prochain, des pays africains protégeront-ils leur café ou leur cacao, des pays d'Asie leur riz ou leur thé ? La Chine a commencé. L'Inde, le Vietnam, l'Indonésie suivent le même chemin. Le Brésil, le Chili, le Mexique, le Maroc se montrent intéressés. Les représentants des vins de Bordeaux et de Champagne soulignent que même les Américains s'interrogent sur les moyens de protéger l'origine de certains vins. Le 11 juin, une délégation de pays membres de l'association Origin (Organisation for International Geographical Indication Network) se rendra à Genève, afin de rencontrer les représentants des pays membres de l'OMC. "Nous sommes persuadés qu'il s'agit d'une bonne idée au niveau mondial et nous nous battrons pour cela", affirme Mme Richard. Mais les professionnels, habitués aux rebondissements des négociations internationales, ne se hasardent pas pour autant au jeu des pronostics. Gaëlle Dupont • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.05.03 --------------------------------------------------------------------------------

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 13:33:38
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Jeudi 29 mai 2003 * DIEU

UE : et Dieu dans la Constitution ? L'«héritage religieux» de l'Europe y est mentionné. Par Jean QUATREMER jeudi 29 mai 2003 Bruxelles (UE) de notre correspondant Dieu va-t-il y retrouver les siens ? Si son nom n'y est pas mentionné en toutes lettres, le préambule de la future Constitution européenne, dévoilé hier, rend au moins hommage à l'«héritage religieux» de l'Europe. Une victoire pour les Eglises, en particulier catholique et orthodoxe, qui réclamaient une telle mention. Elles n'avaient pu l'obtenir dans la Charte des droits fondamentaux, adoptée en décembre 2000. Reste à savoir si l'assemblée plénière de la Convention européenne, l'enceinte chargée de rédiger la loi fondamentale de l'Union élargie, acceptera d'entériner la manoeuvre. Portée juridique. Valéry Giscard d'Estaing, le président de la Convention, soucieux de ne pas heurter les tenants de la laïcité, s'est opposé à ce que la religion figure dans le corps même du texte afin de ne pas lui donner une portée juridique trop grande : par exemple, la référence aux «valeurs religieuses» ne risquerait-elle pas, un jour, de justifier un recours juridictionnel pour obtenir l'interdiction de l'avortement en Europe ? D'où le souci de noyer la référence religieuse dans le second paragraphe du préambule : les constituants s'y affirment «inspirés» par «les héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe qui, nourris d'abord par les civilisations hellénique et romaine, marqués par l'élan spirituel qui l'a parcourue et est toujours présent dans son patrimoine, puis par les courants philosophiques des lumières, ont ancré dans la vie de la société sa perception du rôle central de la personne humaine et de ses droits inviolables et inaliénables, ainsi que du respect du droit». Ouf... Un «minestrone», selon l'expression d'une journaliste italienne, mais qui a le mérite, sans nier le fait religieux, de l'inscrire dans une perspective historique que Giscard espère acceptable par tous. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le préambule s'ouvre sur une très belle citation de Thucydide : «Notre Constitution est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité mais du peuple tout entier.» Consolation. Ce préambule réintroduit aussi l'idée que le projet européen vise à créer une union «sans cesse plus étroite». «Les peuples de l'Europe, affirme le quatrième paragraphe, tout en restant fiers de leur identité et de leur histoire nationale, sont résolus à dépasser leurs anciennes divisions, et, unis d'une manière sans cesse plus étroite, à forger leur destin commun.» VGE espère ainsi consoler ceux qui regrettent la disparition du mot «fédéral» (Libération du 27 mai). Les 105 conventionnels ont désormais entre les mains un projet de Constitution complet. Vont-ils être capables de dépasser la défense de leurs intérêts nationaux, ce dont n'ont pas été capables leurs gouvernements lors de la négociation du traité de Nice, en décembre 2000 ? Réponse d'ici le 20 juin prochain, date de la remise de la copie aux chefs d'Etat et de gouvernement.

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 13:11:59
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Jeudi 29 mai 2003 * ADOPTION

Adoption internationale Des médecins pour les enfants du bout du monde Petites Chinoises rachitiques, bébés ukrainiens intoxiqués au plomb, nourrissons roumains anémiques... Les enfants venus de l'étranger - bien souvent d'orphelinats - souffrent parfois de maux inconnus ou oubliés des pédiatres occidentaux. Aux Etats-Unis, les adoption doctors se penchent sur leur cas. Stéphanie Chayet, à New York Pour le docteur Patrick Mason, le déclic fut une enfant aux longs cheveux noirs, Juliana Hannon. Arrachée aux mouroirs de Ceausescu à 3 ans, la petite fille ne parlait toujours pas lorsqu'il la reçut en consultation, cinq ans après son arrivée aux Etats-Unis. « Juliana avait passé les trois premières années de sa vie ligotée sur un lit d'orphelinat, se souvient-il. Sa mère adoptive avait consacré toute son énergie à tenter de la "réparer". C'est elle qui m'a convaincu que la communauté médicale pouvait faire plus pour changer le destin de ces enfants traumatisés. » Michael Traister, pédiatre à Manhattan, fut initié par hasard : « Quand la Chine s'est ouverte, en 1992, des dizaines de familles new-yorkaises sont allées y adopter des filles. Certains parents étaient déjà mes patients. Ils m'ont envoyé tous les autres. C'est ainsi que je suis devenu le "médecin des petites Chinoises". » Patrick Mason et Michael Traister font partie d'un nouveau type de médecins - pédiatres ou pédopsychiatres de formation, ethnologues par vocation - qui se penchent exclusivement sur les maux des enfants adoptés à l'étranger. « Ce courant est né au début des années 90 dans les décombres du communisme, commente le psychiatre Ronald Federici, un autre pionnier de cette discipline, directeur d'une clinique spécialisée à Washington. Après la chute du Mur, les Américains se sont rués dans les orphelinats d'Europe de l'Est pour adopter des bébés aux yeux bleus, encouragés par des agences qui leur promettaient qu'avec du temps et beaucoup d'amour tout allait s'arranger. Au retour, ils se sont retrouvés dans une solitude et un désarroi absolus. » Sensibles à leurs difficultés, quelques pédiatres commencèrent à s'intéresser aux pathologies de ces enfants du bout du monde. Aujourd'hui, ils sont des dizaines. Selon le journal Paediatric Annals, près de 90 cliniques et médecins libéraux américains se réclament de cette spécialité émergente, reconnue par l'Académie nationale de pédiatrie en 2000 : la médecine des adoptions. Petites Chinoises rachitiques, bébés ukrainiens intoxiqués au plomb, nourrissons roumains anémiques, tuberculeux et déprimés : les enfants venus de l'étranger souffrent de maux que les pédiatres occidentaux n'ont pas eu à traiter depuis des décennies. Peter Chernick, un avocat californien, se rappelle la perplexité de plusieurs médecins hospitaliers devant les fractures de sa fille Lilly, « fragile comme une porcelaine », adoptée à 18 mois dans la province chinoise du Hunan. « Ils avaient diagnostiqué une forme d'ostéoporose. En réalité, il s'agissait de rachitisme aigu, mais ils n'avaient jamais vu un cas de leur vie ! » Privées de soleil, les fillettes chinoises sont nombreuses à souffrir de cette maladie des os et des muscles due à une carence en vitamine D. « Quand ils voient ces bébés dans leur layette flambant neuve, les pédiatres ne pensent pas aux parasites intestinaux, aux maladies infectieuses, surtout si le bilan de santé fourni par l'agence d'adoption est impeccable, explique le docteur Traister. Or nous savons par expérience qu'en matière de dépistage du VIH et de l'hépatite B le mensonge est la règle. La sérologie est négative sur le papier, même si les enfants sont contaminés. Les carnets de vaccination ne sont pas plus fiables. » Une connaissance des habitudes culturelles en vigueur dans les pays d'origine permet aussi de mieux appréhender le vague à l'âme de ces enfants abandonnés. Molly Fisher vécut dans l'angoisse les semaines qui suivirent l'arrivée de sa fille, Charlotte Shin-li. « Elle passait ses journées à regarder ses doigts. Je me faisais un sang d'encre. Un pédiatre a fini par m'expliquer que ce comportement est fréquent chez les petites Chinoises, emmaillotées comme des momies dans leurs orphelinats. Leurs doigts, ce sont leurs jouets ! » A l'inverse, un praticien avisé peut repérer des troubles graves que d'autres médecins ne prendraient pas forcément au sérieux. « Les parents s'entendent souvent dire que les problèmes comportementaux tels que la violence ou l'automutilation disparaîtront à force d'affection et de patience, observe le docteur Federici. Or il est crucial de ne pas trop stimuler ou gâter les enfants qui n'ont connu que la vie en orphelinat. Quant à la patience, elle joue contre l'enfant. L'intervention doit être immédiate. » Une grenouille géante affalée sur un fauteuil à bascule, un modèle réduit d'avion prêt à décoller : la salle d'attente de Jane Aronson ressemble à toutes les antichambres de pédiatres. Une différence, pourtant, saute aux yeux. Elle est remplie d'adultes sans enfants. Comme tous les adoption doctors, Jane Aronson est souvent consultée pendant la phase de préadoption. « Les futurs parents m'apportent le dossier médical de l'enfant qu'on leur propose, dit-elle, et je les aide à interpréter ces informations. » Quand une vidéo est disponible, elle observe les mouvements du regard et guette les stigmates - paupières étroites, petite mâchoire - du syndrome d'alcoolisme foetal, une affection huit fois plus fréquente dans l'ex-URSS que dans le reste du monde. Elle décrypte les bilans de santé fournis par les pays d'origine : « La terminologie, la qualité des renseignements peuvent varier selon les pays. Les Coréens consignent le moindre détail, jusqu'aux doses de sirop pour la toux données au bébé. Au Guatemala, les médecins disent que l'enfant a été vu et qu'il ne lui manque aucun organe. » Les bilans chinois sont les plus difficiles à interpréter. Le poids des bébés n'est jamais fiable - ils sont déposés tout habillés sur la balance. Leur date de naissance est souvent inventée. « L'affabulation atteint des sommets dans les passages consacrés à la motricité, dénonce Michael Traister. Regardez ce bilan. Le médecin prétend que l'enfant se tenait assis à 5 mois. Impossible ! Il marchait à 10 mois ? Surréaliste ! » Jane Aronson évalue le risque présenté par chaque dossier d'adoption selon une échelle graduée de « moyen » à « extrême ». Non pour « mettre des étiquettes sur les enfants », avance-t-elle, mais parce que cette connaissance est un outil précieux pour les parents : « En cas de maladie sérieuse ou de gros retard psychomoteur, ils peuvent se préparer, déménager près d'un centre spécialisé, mettre toutes les chances de leur côté. » Après l'évaluation du dossier, certains couples choisissent de ne pas adopter. La pédiatre s'efforce de ne pas influencer leur décision. « Pour moi, il ne s'agit pas de choisir, mais d'éclairer. » Aux parents qui la consultent avec ce qu'elle appelle « une mentalité Bloomingdale's » (célèbre magasin new-yorkais), Jane Aronson explique qu'il n'y a pas d'enfant parfait. « Je leur dis que ce n'est pas du shopping, insiste-t-elle. Un enfant, c'est un enfant. » Les chiffres de l'adoption internationale En France - En 2001, la Mission de l'adoption internationale a délivré 3 094 visas pour adoption La tendance est à la baisse : 3 528 visas en 1999, 3 777 en 1998. - Les principaux pays d'origine sont la Colombie (392), Haïti (275), l'Ethiopie (234), la Roumanie (223), Madagascar (216), la Bulgarie (190), le Guatemala (187), la Russie (146), l'Ukraine (130) et la Chine (130) Aux Etats-Unis - 19 137 visas pour adoption ont été délivrés en 2001. La tendance est à la hausse : 18 441 visas en 2000, 16 369 en 1999 - Les principaux pays sources sont la Chine (4 681), la Russie (4 279), la Corée du Sud (1 770), le Guatemala (1 609), l'Ukraine (1 246), la Roumanie (782) et le Vietnam (737) © le point 30/05/03 - N°1602 - Page 62 - 1263 mots

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 12:51:42
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4 Commentaires :

Commentaire écrit le samedi 3 avril 2004 à 13:13:52 (lien)
chabrolle/jeanpierre
ce bref exposé est très vrai, l'enfant adopté à une histoire "médicale". Par exemple, les enfants atteints de syndrome d'alcoolisation foetale adoptée présentent souvent les séquelles de leur intoxication pendant la grossesse, une prise en charge adaptée en diminue les effets. L'ignorer est une source de souffrance autant pour lui qui n'a pas les traitements adaptés que pour sa famille adoptante qui faisant "tout son possible" n'a pas les réponses attendues. Cette remarque est valable également pour les adoptions de petits continentaux.


Commentaire écrit le samedi 3 avril 2004 à 13:13:23 (lien)
chabrolle/jeanpierre
ce bref exposé est très vrai, l'enfant adopté à une histoire "médicale". Par exemple, les enfants atteints de syndrome d'alcoolisation foetale adoptée présentent souvent les séquelles de leur intoxication pendant la grossesse, une prise en charge adaptée en diminue les effets. L'ignorer est une source de souffrance autant pour lui qui n'a pas les traitements adaptés que pour sa famille adoptante qui faisant "tout son possible" n'a pas les réponses attendues. Cette remarque est valable également pour les adoptions de petits continentaux.


Commentaire écrit le samedi 3 avril 2004 à 13:13:18 (lien)
chabrolle/jeanpierre
ce bref exposé est très vrai, l'enfant adopté à une histoire "médicale". Par exemple, les enfants atteints de syndrome d'alcoolisation foetale adoptée présentent souvent les séquelles de leur intoxication pendant la grossesse, une prise en charge adaptée en diminue les effets. L'ignorer est une source de souffrance autant pour lui qui n'a pas les traitements adaptés que pour sa famille adoptante qui faisant "tout son possible" n'a pas les réponses attendues. Cette remarque est valable également pour les adoptions de petits continentaux.


Commentaire écrit le samedi 3 avril 2004 à 13:11:03 (lien)
chabrolle/jeanpierre
ce bref exposé est très vrai, l'enfant adopté à une histoire "médical". Par exemple, des enfants atteints de syndrome d'alcoolisation foetale adoptée présentent les séquelles de leur intoxication pendant la grossesse, une prise en charge adaptée en diminue les effets. L'ignorer est une source de souffrance autant pour lui qui n'a pas les traitements adaptés que pour sa famille adoptante qui faisant "tout son possible" n'a pas les réponses attendues.


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Jeudi 29 mai 2003 * EASY

Croisières EasyGroup se jette à l'eau Lucien Lambert Après le ciel et le Net, EasyGroup se jette à la mer et va au cinéma. En lançant EasyCruise, le fondateur d'EasyJet, l'homme d'affaires d'origine chypriote Stelios Haji-Ioannou, veut révolutionner le marché de la croisière, longtemps synonyme de luxe et dominé par des géants américains comme Carnival et Royal Caribbean. Comment ? En réduisant les prix de moitié. Pour y parvenir, le personnel sera réduit et les tarifs n'incluront que les services de base. Par contre, une fois à bord, les passagers devront payer tous leurs extras : restauration, piscine, cinéma... Le coup d'envoi sera donné au printemps prochain. Un seul bateau à coque orange, pour commencer, au départ de sept ou huit ports situés en Espagne, en Italie et en France. « C'est une autre façon d'envisager les croisières, cela se rapproche plus d'un service de ferry amélioré », s'est enthousiasmé l'inventeur de la compagnie à bas prix à la couleur orange. Ce concept de « prix cassés », Stelios Haji-Ioannou a aussi décidé de l'appliquer aux salles de cinéma. Le premier EasyCinema (un complexe de 10 salles) qui a ouvert dans la banlieue de Londres fait déjà salle comble. Sans pub, sans pop-corn et sans ouvreuse. C'est la vie en orange © le point 30/05/03 - N°1602 - Page 18 - 213 mots

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 12:49:07
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Jeudi 29 mai 2003 * RELIGIONS

Conversion Ces musulmans qui deviennent chrétiens Un parcours qui s'apparente à un chemin de croix. Car la plupart des convertis souffrent du rejet de leur entourage. Stéphanie Marteau «Quand ma mère a appris que je m'étais convertie au christianisme, elle a hurlé : "J'aurais préféré que tu te prostitues !" » Yamina a bientôt 40 ans, mais le souvenir fait trembler sa voix. « Jésus est un juif ! Je vais aller me jeter à la mer ! » pleurait sa mère. C'était en 1995. Yamina, professeur de français et mère de famille, venait de se faire baptiser. Un déshonneur pour sa famille, mais aussi une honte qui rejaillit sur toute la communauté, se désole la jeune femme. Pourtant, comme elle, chaque année une centaine de Français musulmans se font baptiser, confirmant une tendance apparue il y a une dizaine d'années. Très pratiquants 90 « Ces cheminements personnels ne doivent pas servir d'oreiller à un discours partisan », martèle le père Jean-Marie Gaudeul, responsable du Secrétariat pour les relations avec l'islam à l'archevêché de Paris. Un parcours qui, pour ces hommes et ces femmes, s'apparente à un chemin de croix. Car, comme la plupart des convertis, Yamina souffre du rejet de son entourage. Larbi, son mari, baptisé en 2000, a l'impression que, « pour les musulmans, devenir chrétien est une perte de virilité » ; et pour une femme, c'est bien pire : « Une musulmane, en devenant chrétienne, devient une Occidentale, et donc une prostituée », s'énerve cet ingénieur d'une quarantaine d'années. Pour ne pas s'exposer aux représailles, certains convertis préserveraient les apparences au point de continuer à faire le ramadan. Larbi et Yamina n'ont jamais confié leur secret aux membres de leur famille qui vivent en France. Après trois ou quatre ans de catéchuménat, la plupart des nouveaux baptisés connaissent évangiles et épîtres par coeur et aiment y faire référence. « Tous les convertis éprouvent un immense besoin de partager leur croyance, ils ont perdu un certain nombre de complexes quant à l'annonce de la foi. Ils sont très pratiquants », confirme le jésuite Alexis Doucet, qui se réjouit de voir que, « dans les paroisses, ces convertis gênent et provoquent les catholiques de souche embourgeoisés » © le point 30/05/03 - N°1602 - Page 64 - 365 mots

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 12:46:22
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2 Commentaires :

Commentaire écrit le jeudi 10 juin 2004 à 11:05:55 (lien)
malika lalhi
moi je rend grace à dieu de s'etre manifesté à moi,et de m'avoir transférée de l'islam au christianisme,je le remercie parce que le christianisme est une grande grace.j'exorte tous musulmans de lire l'evangile,prenez connaissance des paroles du christ,et comparez,d'une part l'islamet son commandement de tuer,combatre et la loi de la polygamie et du divorce,et d'autre part la charité et la paix et l'amour.de ces deux messages duquel accepterons-nous?àvous de juger,et que le seigneur vous conduises à sa lumière


Commentaire écrit le mercredi 19 mai 2004 à 10:02:20 (lien)
ahmed
Je peux aussi ajouter que le chemin inverse est tout aussi difficile.Car personnellement je me suis convertie à l'islam aprés avoir été un chretien "assidu" ,bref ma famille m'a rejeter au début mais lorseque ma mere a fait venir pretre pour me convaincre de revenir à la religion chretienne il s'en ai aller encore plus confus dans sa propre foi .En résumé je lui ai pose plein de question sur la religion chretienne qu'il ne pouvait pas répondre .Et c'est çà la religion chretienne aujourdh'hui plein d'incohérence et trop de rajout humain .

Vous parlez de musulman qui se convertie au christianisme mais le contraire est beuacoup plus flagrant et ce mouvement s'intensifie de jour en jour.


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Jeudi 29 mai 2003 * EUTHANASIE

Une Australienne obtient d'un tribunal le droit de mourir SYDNEY, 29 mai (AFP) - Un tribunal australien a jugé jeudi que les médecins ont le droit de mettre un terme à l'alimentation artificielle d'une femme âgée inconsciente depuis trois ans et qui avait exprimé le désir de mourir lorsqu'elle était encore consciente. Ce jugement a relancé la polémique entre les organisations de défense de la vie qui estiment que cette décision pourrait entraîner la mort des gens vulnérables alors qu'ils ne sont pas sur le point de mourir et les experts médicaux qui voient dans ce jugement une clarification. Le tribunal suprême de l'Etat de Victoria s'était penché sur le cas de cette femme de 68 ans atteinte d'une forme rare de démence appelée la maladie de Pick et qui est maintenue en vie artificiellement grâce à un tube digestif. Depuis trois ans cette femme est complètement inconsciente et se trouve dans un établissement de soins. Le juge a estimé que l'alimentation artificielle constitue un procédé médical et non pas un soin palliatif et que dans ces conditions il peut être refusé. Le jugement a été rendu sur requête du tuteur de la sexagénaire qui, en Australie, est un magistrat public. Ce tuteur a refusé de dire le moment où l'alimentation artificielle de la femme cesserait, mais il a affirmé que la famille se félicitait de cette décision qui sera mise en oeuvre sous assistance médicale.

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 12:13:57
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Jeudi 29 mai 2003 * LE LIVRE ELECTRONIQUE

Le livre électronique, seulement pour internaute à la page Par Elinor Mills Abreu SAN FRANCISCO (Reuters) - Même s'il est apprécié par des passionnés d'innovations, le livre électronique - ou e-book - présenté comme étant l'alternative au livre imprimé, est loin de l'avoir détrôné. "Les vendeurs (de livres électroniques) vous diront que le marché de masse n'est pas loin", explique Rich Levin, rédacteur en chef de BookTech, un magazine sur le marché de l'édition. "Mais quand je discute avec des lecteurs et des éditeurs, ils me disent que la technologie n'est pas encore prête pour un grand marché", dit-il. Les éditeurs hésitent à diffuser des livres sur internet tant qu'il n'existe pas de méthode éprouvée pour empêcher la copie, estime Levin. ce qui explique que seule une sélection limitée des titres "papier" soit en ligne. De plus, les normes techniques concurrentes limitent les types de fichiers numériques que les lecteurs peuvent utiliser sur un appareil, ajoute Levin qui estime que le papier va rester le support dominant des principaux titres dans un avenir proche. Moins de 5% des utilisateurs d'ordinateurs déclarent avoir lu un livre électronique au cours de l'année, une progression par rapport aux 1% d'il y a cinq ans, explique Richard Doherty, directeur de recherche chez Envisioneering Group, société d'études de la consommation en matière de technologie. "Les livres électroniques ne décollent pas vraiment, mais c'est un mouvement de fond qui progresse", observe Doherty. Le battage publicitaire autour du livre électronique avait atteint son paroxysme en 2000, quand le romancier à succès Stephen King, spécialiste de l'épouvante, avait publié en feuilleton un nouveau livre sur internet, demandant aux lecteurs de payer un dollar pour chaque nouveau chapitre. King a abandonné le concept du livre électronique après avoir réalisé qu'il n'était payé que par moins de la moitié des internautes qui téléchargeant les chapitres. "UN EXEMPLAIRE, DIX MILLIONS DE COPIES" "Quand un exemplaire est mis en ligne, on se retrouve avec dix millions de copies", dit Doherty. Des sociétés essayent de régler ce problème, avec par exemple de nouveaux types d'"encre" électronique temporaire qui disparaît ou devient illisible après quelques semaines ou quelques mois. Overdrive.com a développé une technologie de protection du droit d'auteur et propose un service permettant aux bibliothèques de prêter des ouvrages en ligne et aux libraires de les commercialiser. L'Open eBook Forum travaille sur des normes qui faciliteraient la publication de livres électroniques, explique Nicholas Bogaty, directeur de ce groupe. Le principal obstacle de l'e-book reste au niveau des sensations... Difficile de se pelotonner dans son canapé avec un livre électronique. Les yeux ne se fatiguent pas autant à lire un support papier qu'à fixer la lumière tremblotante d'un écran d'ordinateur, selon les experts. Il est aussi plus difficile de parcourir le contenu d'un livre électronique et d'y trouver un paragraphe précis. "Je peux lire en continu un manuscrit papier pendant 12 ou 14 heures sans avoir mal à la tête. Ce n'est pas vrai avec un livre électronique", affirme Robert Ferrell, du département américain de l'Intérieur, qui affirme lire environ un livre électronique par mois, directement sur un site internet ou sur des fichiers Adobe. Il y a une "grande sélection, ils sont gratuits et je n'ai pas à les conserver", dit Ferrell. Cory Doctorow, co-rédacteur de Boingboing.net, où l'on commente les sites webs populaires, a mis en ligne sur son site web son dernier roman et l'a diffusé en cinq mois à plus de 110.000 exemplaires sur le réseau. Disponible à l'adresse http://www.craphound.com/down/download.php, cet ouvrage de science fiction intitulé "Down and Out in the Magic Kingdom" a bénéficié de sa promotion sur le web, suscitant des articles dans la presse et l'intérêt de l'éditeur Tor Books. Ce dernier s'attend à écouler d'ici l'automne les 8.500 premiers exemplaires traditionnels, sur papier, de l'ouvrage. A titre de comparaison, on parle de best-seller aux Etats-Unis à partir de 100.000 exemplaires.

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 11:57:25
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Jeudi 29 mai 2003 * INTERNET

mercredi 28 mai 2003, 20h44 Le premier service commercial de "web log" lancé en Europe LONDRES (Reuters) - Trois vétérans de l'internet ont lancé mercredi ce qu'ils présentent comme le premier site professionnel dédiés aux journalistes en herbe et adeptes de journaux intimes en ligne, surnommés bloggers, une contraction de "web loggers" ("rapporteurs web"). Stefan Glanzer, Stefan Wiskemann et Christoph Linkwitz, fondateurs du site d'enchères allemand Ricardo.de qu'ils ont vendu en 2001, ont investi une partie des 100 millions de livres sterling tirées de cette vente pour lancer "20Six", un service commercial de "blog". Il a été inauguré en Grande-Bretagne (www.20six.co.uk), en Allemagne (www.20six.de), en France (www.20six.fr) et aux Pays-Bas (www.20six.nl). Les "blogs", qu'ils sortent de la plume de journalistes professionnels ou de simples internautes, sont devenus populaires comme sources d'informations alternative pendant la guerre en Irak. Selon le centre d'étude américain Pew Research Center, 4% des internautes américains se sont rendus sur un web blog pendant la guerre en Irak. 20six proposera cette année un service payant aux utilisateurs en quête d'espace pour leur journal ou d'un hébergeur. Consciente de la vogue des technologies mobiles en Europe, 20Six recherche de partenaires dans la téléphonie sans fil pour permettre aux possesseurs de téléphones portables d'envoyer des messages multimédias (MMS) directement à un site qui leur permettrait de tenir à jour leur "blog" quand ils ne sont pas devant leur ordinateur. Blogger, créé par Pyra Labs et racheté fin 2002 par Google, fut le premier logiciel de publication et de mise en page de sites destinés aux journaux en ligne. Blogger, Movable Type et Userland, gratuits ou très peu chers, ont contribué à l'essor de ce type d'activité. Jusqu'à présent les seules tentatives de développer une activité commerciale autour des blogs ont été conduites aux Etats-Unis. 20Six n'a donné aucun détail financier. /PM

ericjeanloicbreton, 2003-05-29 11:34:34
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