UNION EUROPÉENNE «Le Figaro» révèle une note, émanant des grands groupes de communication internationaux, adressée à la Convention européenne et à VGE
![]() Comme Pascal Lamy, le commissaire européen au Commerce international, les Américains demandent l'abandon de la règle de l'unanimité dans les décisions commerciales des Quinze. (DR.) |
La Constitution européenne doit, selon les signataires, favoriser le «développement du commerce mondial et l'abolition des barrières commerciales» (point 1).
On notera dans cette lettre le retour du terme « forteresse Europe », utilisé pour la première fois il y a dix ans par Carla Hills, représentante du commerce américain lors des débats sur la directive Télévision sans frontières, à l'occasion du conflit du Gatt. Ce terme rappelle que la perception de l'Union européenne et de sa construction n'a pas vraiment changé de l'autre côté de l'Atlantique. Il réduit à néant la thèse de ceux qui pensent que l'Europe s'est définitivement affranchie de la tutelle américaine dans le domaine audiovisuel.
L'ICRT se prononce, par ailleurs, pour le renforcement des compétences de la Commission européenne sur les marchés intérieurs. Ces groupes médias demandent à Valéry Giscard d'Estaing d'agir en sorte pour que la Constitution ne permette pas aux «Etats membres d'agir dans un sens contraire aux intérêts communs de l'Union européenne » (Point 4).
L'ICRT rappelle, à ce sujet, que la directive Commerce électronique et la directive Télévision Sans Frontières sont destinées à promouvoir la liberté de prestations des biens et services (point 5). Sous-entendu et non à promouvoir, dans le secteur des médias, la préférence européenne.
Logique avec elle-même, l'organisation appelle donc à un renforcement de la compétence communautaire sur les questions de média au détriment des compétences nationales (point 6). En clair, il s'agit de priver chaque membre de l'Union européenne du droit de décider librement de sa politique culturelle. Ce qui conduit au démantèlement de l'exception culturelle.
Extrêmement technique, écrit dans un anglais illisible pour les non-initiés, ce document témoigne d'une grande connaissance des institutions communautaires comme de ses pratiques. Il ne peut avoir été rédigé sans la coopération de certains de ses membres.
L'idée de bloquer toute initiative particulière des Etats membres dans le domaine audiovisuel comme dans celui du commerce électronique imprègne l'intégralité du document.
L'ICRT se prononce «pour l'irréversibilité du transfert des compétences vers l'Union et l'interdiction faite aux Etats de l'Union d'exercer quelque action que ce soit sans autorisation préalable (de la Commission) en matière de commerce électronique et de radiodiffusion» (Point 9).
Sur un point, la position de l'ICRT rejoint les positions du commissaire Pascal Lamy. Partisan déclaré, comme l'ICRT, de l'usage de la majorité qualifiée en matière de politique commerciale commune, Pascal Lamy avait mardi dernier, devant l'Intergroupe Trade du Parlement européen, apostrophé, avec un certain dédain, la parlementaire Mercedes Echerer qui lui demandait pourquoi il militait « si activement » pour la majorité qualifiée.
Fervent défenseur de la diversité culturelle, Jacques Chirac n'a eu, au contraire de cesse, de défendre le principe de la règle de l'unanimité pour toutes les questions touchant à la défense de l'identité nationale et de la culture. Le président de la République est intimement convaincu que le recours à la majorité qualifiée conduira inéluctablement au démantèlement progressif de l'exception culturelle. Il se bat pour que les dispositions du Traité de Nice – qui conditionnent la libéralisation des services audiovisuels à un commun accord des Etats membres – soient préservées.
Prévoyant, Valéry Giscard d'Estaing estime que c'est à la Commission, et à elle seule, de décider de l'éventuelle libéralisation de l'audiovisuel et en aucun cas aux sociétés américaines qui n'auraient pas dû intervenir dans le débat. Même si elles reprennent des thèmes défendus par des commissaires ou des gouvernements européens.
C'est aux Européens que revient la tâche de rédiger le futur projet de Constitution européenne. Et non pas aux Américains, a fortiori des multinationales.
Déjà informés du projet, les Allemands, très attachés au principe de la compétence des länder dans le domaine culturel, rejoindraient les positions françaises. Le chancelier Schröder n'a d'ailleurs pas attendu que le pays se mobilise pour recevoir, la semaine prochaine, la Fédération des éditeurs allemands afin de leur faire part de ses préoccupations concernant le sort qui est réservé à la culture dans la construction européenne.
ericjeanloicbreton, 2003-05-16 12:20:16
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Enquête sous le voile
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| Combien sont-elles? Qui sont-elles et surtout pourquoi ont-elles fait ce choix? Que signifie pour elles ce foulard islamique qui aux yeux des autres incarne une conception rétrograde de la femme? Le portent-elles sous la pression de leur environnement familial, sont-elles manipulées par des groupes fondamentalistes? Ou est-ce une décision strictement personnelle? Et quelle est alors la part de la conviction religieuse, du besoin d’affirmation, du défi ou d’un simple effet de mode? Au moment où la guerre du voile redémarre, «le Nouvel Observateur» a rencontré ces filles et ces femmes, françaises, élevées dans l’école laïque, qui jettent le trouble dans la République |
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Mon avis :
RUSSIE Le foulard islamique autorisé sur les photos d'identité. La chambre de cassation de la Cour suprême russe a décidé hier que le port du foulard islamique était autorisé sur les photos d'identité. Cette décision fait suite à une plainte de dix femmes tatares contre le ministère russe de l'intérieur, qui refusait d'accepter des photographies les représentant leur tête recouverte d'un foulard sur leurs photos d'identité. Catégorie : Politique nationale et internationale © 2003 la Croix. Tous droits réservés. Doc. : 20030516LC0030516LC_inx048 |
| Le voile islamique gêne l'entreprise Téléperformance a fait appel après la réintégration de sa salariée. |
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| Par Cécile DAUMAS vendredi 16 mai 2003 «L'employeur n'a pas à dicter à sa salariée ce qui est compatible avec sa religion.» L'avocat général |
«Bonnet». Depuis, elle est retournée travailler, voilée, comme elle avait été embauchée. Ses collègues l'ont bien accueillie, même félicitée - seul un l'a prise à parti. La direction, elle, s'est montrée froide, a respecté la décision de justice, mais n'a pas lâché prise. Voulant sans doute rester discrète sur un dossier qu'elle estime explosif, à un moment où enfle la polémique sur le foulard à l'école, elle n'a pas rendu publique sa procédure d'appel. Mais ce nouveau procès est d'importance. Les affaires de voile dans le milieu du travail sont rares. Toute nouvelle décision de justice dessinera les usages de demain. Ce que posait hier, devant la cour d'appel de Paris, le cas de Dallila Tahri, jeune femme de 30 ans élevée dans une école catholique, ayant embrassé la religion musulmane ces dernières années et désireuse de travailler, c'est la question du foulard islamique en entreprise. Dans quelle mesure un employeur peut-il limiter la liberté individuelle d'un salarié, notamment religieuse ? Avocate de Téléperformance, Vanessa Lehmann a estimé que le licenciement de Dallila Tahri n'était pas lié à une discrimination. Si le groupe a demandé à sa salariée non d'enlever son foulard mais de le nouer en «bonnet» dégageant cou et oreilles, c'est qu'il souhaitait préserver une «neutralité» face à ses clients. Tous les employés de Téléperformance ont pour consigne de n'afficher aucun signe distinct religieux. Pour Vanessa Lehmann, l'entreprise a le droit de réglementer ce domaine en fonction de ses impératifs commerciaux. La règle édictée permet aussi de contrer en interne toute «réaction communautaire que l'on rencontre aussi bien en entreprise que dans le pays». Téléperformance compte 2 000 salariés en France, avec des dizaines de nationalités et de confessions différentes. «Notre but, a précisé l'avocate, n'est pas de relancer une guerre religieuse mais de l'éviter.» Ce n'est pas le point de vue de Tiennot Grumbach, défenseur de Dallila Tahri. «Avant le 11 septembre, il n'y avait aucun problème ; après le 11 septembre, oui.» Pour l'avocat de la salariée, la liberté religieuse, droit fondamental, doit être protégée vigoureusement de tout impératif, notamment commercial. «Ne pas protéger cette liberté individuelle, dit-il, c'est soustraire à des milliers de jeunes filles de nos quartiers le droit de travailler. Faut-il que nos jeunes, de nationalité française, se cachent pour pouvoir travailler ? Ce serait un scandale.» L'avocat a alors tracé une distinction nette entre espace public, comme l'école, où selon lui, le foulard comme les marques commerciales doivent être interdits, et l'espace privé, comme l'entreprise, où toute restriction à une liberté individuelle, comme celle de croire, doit être négociée entre partenaires sociaux. Le fond du débat, a-t-il estimé, est le principe de non-discrimination. Ile. Fait extrêmement rare en appel prud'homal, le parquet est intervenu hier. Signe que le dossier touche une question fondamentale de société requérant l'avis de celui qui représente l'Etat. Or, hier, l'avocat général, Daniel Ludet, s'est rangé du côté des prud'hommes. Selon lui, le licenciement de Dallila Tahri repose sur une discrimination. Il a rappelé que la liberté religieuse doit aussi être appliquée au droit du travail qui «n'est pas une île» coupée de la société. Mais, dit-il, cette liberté n'est pas non plus un absolu, elle peut être limitée. A condition que les restrictions apportées soient extrêmement motivées au regard de ce droit essentiel. Hier, l'avocat général a estimé que «la possible indisposition des clients [face à un foulard islamique] ne suffisait pas». Il a également jugé que ce n'est ni à l'entreprise ni à la justice d'être «l'interprète du Coran» sur la façon de porter un foulard, oreilles dégagées ou pas. «L'employeur n'a pas à dicter à sa salariée ce qui est compatible avec sa religion.» Il a donc conseillé à la cour d'appel de suivre l'ordonnance des prud'hommes. Délibéré le 19 juin.
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Joseph Sitruk, grand rabbin de France | Gamma
ericjeanloicbreton, 2003-05-16 10:29:48
Permalien | Ajouter un commentaire | LE FOULARD ISLAMIQUE